Le projet Crises est d'abord apparu comme une évidence face à l'omniprésence actuelle d'un mot dans l'actualité: la crise est sur toutes les couvertures de journaux, et chacun de nous l'a bien compris: nous traversons une période de crise. Nous avons eu envie de nous arrêter sur ce mot, de questionner son sens, ses multiples sens. La crise s'impose dans sa dimension économique, sociale, écologique. Ce mot résonne, inquiète, crée des échos. Il traduit quelque chose de soudain et d'intense, un état de basculement, de danger. Selon Alain Rey, la crise est d'abord une rupture, elle doit être une discontinuité, et donc un passage, une transformation. Cet état, nous le connaissons tous individuellement aussi, en tant que sentiment brusque ou en tant que période de vie. Ce qui nous intéresse, c’est de déplacer ce concept de la sphère médiatique, et de voir comment la crise se répercute au niveau de l'humain. Comment une personne vit une crise? Quelles sont les manifestations personnelles d'un état de crise – quelles formes, quelles images ou quels objets y sont associés. Nous cherchons a donner a voir l’image de la crise comme expérience de vie – qui forme, transforme, change un ordre établi et en instaure un autre. Notre projet s'ancre dans un questionnement, et se veut un espace d'expérience et de rencontre autour de ce questionnement. Les entretiens poseront la question de la représentation de soi dans la crise (quelle qu’elle soit – identitaire, existentielle, alimentaire, médicale, etc). aussi, nous nous intéresserons aux traces du comportement : quels gestes, quelles mimiques, quels mots précis, quelles couleurs, images-souvenir, objets, les gens associent-ils aàleur discours sur eux et sur leurs crises ? Nous ne souhaitons pas nous fixer de barrière de forme d'expression: les personnes auront la possibilité d'exprimer une crise sous la forme qui leur appartient, qu’elle soit par entretien enregistré, ou sous la forme d’un texte, d’images personnelles etc. La deuxieme approche .


.jpg)




